MalgrĂ© le constat sĂ©vère dressĂ© par son ancien prĂ©sident et malgrĂ© son Ă©chec dans la nĂ©gociation sur la coopĂ©ration pluri professionnelle, l’élection du nouveau bureau de l’UNPS montre l’incapacitĂ© de cette structure Ă se rĂ©former.
1- L’UNPS choisit comme secrétaire général le représentant du SML, syndicat qui a déposé un recours contre les professionnels libéraux qui veulent exercer en maison de santé, quand ce mode d’exercice libéral connaît un succès grandissant chez les jeunes professionnels et auprès de la population. Comment qualifier le choix d’un syndicat qui combat les initiatives des professionnels libéraux ?
2- L’UNPS choisit d’élire parmi ses vice-prĂ©sidents un pharmacien de la FSPF, syndicat qui continue Ă faire la promotion de la vaccination par le pharmacien sans concertation avec les autres professionnels de santĂ©. MG France s’y oppose catĂ©goriquement. L’agressivitĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e contre la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale ne pose aucun problème Ă l’UNPS qui n’a pas voulu intĂ©grer dans son bureau l’USPO, autre syndicat de pharmaciens qui dĂ©fend la concertation interprofessionnelle.
3- L’UNPS choisit d’élire dans son bureau le président de la FNI, syndicat infirmier qui considère le médecin comme son ennemi et qualifie le médecin libéral de « médecin patron» : propos démagogique sur la coopération médecins-infirmières qui conteste le rôle spécifique du médecin traitant dans la gestion du parcours de soins des patients. Cette position est inacceptable pour MG France. Le SNIIL, premier syndicat infirmier aux élections professionnelles et partisan d’une coopération constructive infirmiers-médecins est écarté.
Il est incohérent et dangereux de décourager la coopération pluri professionnelle en équipe qui est reconnue comme une des seules manières efficaces pour défendre l’exercice libéral face à un hôpital tout puissant et doté de moyens considérables.
L’UNPS semble tétanisée depuis son échec dans la négociation sur le travail en équipe. L’échec de cette négociation prive de moyens les professionnels qui souhaitent voir reconnu et rémunéré leur travail de coopération avec les autres professions.
En se portant candidat pour faire bouger les lignes, MG France proposait au futur prĂ©sident de l’UNPS de faire Ă©voluer cette structure. Le conservatisme qui a conduit l’UNPS Ă choisir les partisans de l’immobilisme est inacceptable.
Par souci de cohérence politique, MG France, pourtant élu au bureau de l’UNPS, décide de s’en retirer et demande aux syndicats médicaux qui aspirent à travailler avec les autres professions dans un respect réciproque de faire de même.
Source : www.mgfrance.org – CommuniquĂ© du 11 juillet 2015
Photo : Claude LEICHER – PrĂ©sident de MG France