L’USPO, membre de la CNPL appelle Ă  une mobilisation d’urgence pour l’avenir de la pharmacie.

L’USPO, membre de la CNPL appelle Ă  une mobilisation d’urgence pour l’avenir de la pharmacie.

Gilles BONNEFOND, prĂ©sident de l’USPO lance le 7 dĂ©cembre un appel Ă  un rééquilibrage.

Depuis 2014, les pharmacies sont confrontées à une situation économique catastrophique. En 2015, la rémunération  a baissé  de 2,5% et de 1,5% depuis début 2016. Plusieurs projets en cours risquent d’affaiblir encore les pharmacies d’officine.

  • Le ComitĂ© Ă©conomique des produits de santĂ© (CEPS) a rĂ©cemment prĂ©sentĂ© un plan d’économies sur les gĂ©nĂ©riques qui pèserait pour plus de 50% sur les officines et leur ferait perdre 152 millions d’euros.

L’USPO appelle à un rééquilibrage des mesures entre les différents acteurs du générique. Ces nouvelles dispositions réduiraient à néant l’investissement des pharmacies sur le développement du générique et le plan gouvernemental de communication en cours.

  • La Ministre de la santĂ© s’est dĂ©clarĂ©e favorable Ă  un financement pluriannuel soutenant la convention pharmaceutique pour rĂ©former la profession. Nous attendons toujours de connaĂ®tre le contenu de cette note de cadrage, qui conditionne l’ouverture des nĂ©gociations conventionnelles.

Ce contrat pluriannuel entre l’Etat, l’Assurance maladie et les syndicats de pharmaciens est un préalable indispensable à la réforme du métier et du mode de rémunération de notre profession.

  • Contrairement Ă  l’objectif initial, la première version de l’ordonnance relative au maillage dĂ©stabilise le rĂ©seau officinal par l’introduction de la voie dĂ©rogatoire pour la crĂ©ation, le transfert et le regroupement d’officine. C’est un retour Ă  la dĂ©rĂ©gulation oĂą les crĂ©ations fleurissaient en fonction de l’influence  des promoteurs immobiliers et des Ă©lus  du secteur.

L’USPO est défavorable à cette disposition qui consiste à compter plusieurs fois la même population résidente et de passage. Les pharmaciens se sont clairement exprimés pour le maintien de règles claires maintenant un maillage territorial adapté aux besoins des patients en s’opposant à la loi Macron.

L’USPO n’acceptera pas une remise en cause de la loi de répartition risquant de mettre en péril la présence des officines sur tout le territoire.

  • Les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) harcèlent, par des contrĂ´les, les pharmaciens d’officine qui pratiquent depuis longtemps le tiers payant. Elles traitent les pharmaciens et les patients diffĂ©remment d’un dĂ©partement Ă  l’autre et les pĂ©nalisent sur la prise en charge de certains traitements et dispositifs mĂ©dicaux.

Cette situation est totalement incompréhensible et inacceptable !

Au vu des tensions sur ces dossiers stratégiques, et des attaques incessantes contre notre métier, dans un contexte de négociation conventionnelle, la profession doit se rassembler et décider des actions d’envergure à engager dès le mois de janvier.

Source : www.uspo.fr
Photo : Gilles BONNEFOND – PrĂ©sident de l’USPO