En décembre dernier, l’ANSFL célébrait un début de victoire. Le tribunal administratif condamnait le bureau central de tarification (BCT) annulant sa décision d’imposer des tarifs assurantiels aux sages-femmes pratiquant l’accouchement à domicile similaires à ceux des obstétriciens
Mais la joie sera de courte durée. L’AIAS, intermédiaire entre sages-femmes et SHAM, vient d’adresser à ses sociétaires un courrier surréaliste.
Outre le fait que certains tarifs sont augmentés de 1000 %
Pire, on ne trouve aucune mention de consultations de suivi de grossesse.
Le contrat stipule également que l’assuré est tenu de déclarer « toutes spécialités ou compétences professionnelles, toutes techniques particulières qu’il est légalement en droit de pratiquer …/… les circonstances nouvelles qui ont pour conséquence d’aggraver les risques ou d’en créer de nouveaux. »
Cela revient à exiger des sages-femmes de lister l’ensemble de leurs actes et d’évaluer elles-mêmes une éventuelle augmentation du risque. Difficile de faire plus flou ; en cas d’incident, il serait aisé de leur opposer la nullité du contrat.
Quelle autre profession de santé se voit exclue de facto pour un acte de sa compétence ?
Quelle autre profession de santé doit ainsi définir ses compétences auprès d’un assureur ?
Les compétences des sages-femmes sont définies par la loi.
L’ANSFL dénie à la SHAM le droit de les réduire.
Source : www.ansfl.org
Photo : Madeleine MOYROUD – Présidente de l’ANSFL