Les dix structures invitĂ©es dans le cadre du Front GĂ©nĂ©raliste, reprĂ©sentant toutes les composantes de la profession, de la formation Ă l’enseignement en passant par l’exercice, exprimeront chacune leur point de vue sur la situation actuelle, notamment sur la mise en Ĺ“uvre de la StratĂ©gie nationale de santĂ© qu’ils avaient saluĂ©e en septembre 2013.
– La mĂ©decine gĂ©nĂ©rale a fait part, ses dernières semaines, de sa colère, de son exaspĂ©ration et enfin de sa dĂ©sespĂ©rance. Madame la ministre de la SantĂ©, allez vous y rĂ©pondre ?
MG France demandera à la ministre de la santé si elle a entendu le mouvement de protestation que le syndicat des généralistes a lancé le 2 octobre dernier, un mouvement de mobilisation qui traduit la désespérance de notre profession. Toujours citée comme socle de l’accès aux soins pour tous et partout, mais abandonnée par les pouvoirs publics et l’assurance maladie, la médecine générale voit ses effectifs s’effondrer depuis 2005. Cette catastrophe démographique va s’aggraver, la plupart des généralistes ne pouvant répercuter le coût de la loi « accessibilité » sur leurs honoraires bloqués depuis 2011.
– La difficultĂ© Ă trouver un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste traitant est la première plainte portĂ©e par la population auprès des mĂ©diateurs des caisses primaires d’assurance maladie.
La situation politique française a changĂ© et la nĂ©cessitĂ© de se retrouver sur des valeurs communes fortes va s’accroitre. Parmi ces valeurs, l’accès aux soins est prioritaire pour les Français. La mĂ©decine gĂ©nĂ©rale est un des Ă©lĂ©ments essentiels de cet accès aux soins, en France comme dans tous les systèmes de santĂ© au monde.
Or la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale est mal traitĂ©e, tant par l’universitĂ© – avec un enseignant pour 110 Ă©tudiants contre un pour dix dans les autres spĂ©cialitĂ©s – que par l’assurance maladie qui la rĂ©munère moins que les autres spĂ©cialitĂ©s, et qui est responsable de son absence cruelle de moyens d’exercice.
– DĂ©ception et colère.
Après de fortes attentes créées par la StratĂ©gie nationale de santĂ©, après avoir espĂ©rĂ© une revalorisation de leur mĂ©tier, la dĂ©ception et la colère des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes ont fait suite Ă la prĂ©sentation d’une loi de santĂ© mal rĂ©digĂ©e, sans colonne vertĂ©brale, sans propositions pour les soins primaires, avec certaines mesures impraticables et d’autres qui contribuent Ă dĂ©manteler notre mĂ©tier.
MG France rappelle qu’il a lancé ce mouvement sur la question de la médecine générale.
La poursuite de ce mouvement, voire son extension, dĂ©pend aujourd’hui des rĂ©ponses qu’apportera la ministre de la santĂ© sur trois chapitres indissociables :
Source : www.mgfrance.org
Photo : Claude LEICHER – PrĂ©sident de MG France